La vie peut être comme un marais, un endroit luxuriant, prêt à libérer toutes ses potentialité, mais, aussi, qui nous enlisent dans nos tourments, où chaque tentative de s’en sortir semble nous y plonger et ancrer encore plus.
La vie peut-être comme l’espace, au silence, mortel, oppressant et aux explosions bouleversantes, évaporant toutes particules qui luttaient pour conserver leur unité.
Dans ce chaos asphyxiant, parfois agressif, souvent triste et toujours solitaire quelques lueurs s’allument dans les ténèbres, quelques êtres phantasmagoriques qui semblent remonter les courants acides et y faire barrage donnant une respiration au navigateur échoué sur un radeau assemblé par les lambeaux de son âme.
Ces astres diffusent leur lueur bienveillante devant les pas de cet animal perdu qui veut se croire être humain et insufflent leur brise qui le maintient en mouvement.